dimanche 15 mars 2015

Ma petite France ...

Ma France, ma petite France, mon pays, n'aie crainte. Que telle souffrance nous prenne aux tripes prouve encore que l'on t'aime.
Nous nous sommes égarés, nous avons tout cru acquis. A 35 ans, je n'ai jamais mis la main au fusil. Cela me semble normal. Cela me semble juste alors même que c'est une chance incomparable. J'en oubliais que tu m'en protégeais. Nous subissons la crise alors même que notre niveau de vie aurait fait rêver nos aïeux. Nous nous sentons exploités alors même que nous consommons des produits fruits de l'esclavage ou de l'asservissement de peuples entiers.
Aristocrates, enfants gâtés !
Qui a besoin d'une télévision 127 cm s'il n'a pas les moyens de faire manger convenablement ses enfants ? Cela mérite-t-il de cautionner passivement le travail d'autres enfants dans des usines en Corée ?
Qu'a-t-on besoin d'un smartphone, et que valons-nous si nous en changeons tous les deux ans, alors même que son écran tactile est le fruit de guerres civiles qui détruisent des civilisations ?
Qu'a-t-on besoin d'acheter des tomates qui viennent d'Italie, alors même que le producteur, là, juste à côté, peine à vendre les siennes ?
Pourtant le contexte est suffocant.
Les élèves du collège où je travaille n'ont jamais semblé aussi perdus ou malheureux ...
Aussi incroyable que cela semble, les solutions sont là. Elles sont simples.
Non. Il ne s'agit pas de problèmes de mœurs, de mariages sodomites qui nous attireront les foudres du seigneur ou d'étrangers qui nous volent notre travail à régler. C'est bien toute la différence entre simple et simpliste.
Ne comptons plus sur les politiques pour nous sortir de cette crise. Ils n'y peuvent rien. Ne leur demandons plus l'impossible, nous n'avons plus quatorze ans ! (Sauf ceux qui ont quatorze ans, auquel cas : révisez le brevet, c'est dans un mois !) Confions-leur ce que nous pouvons leur confier : notre sécurité, notre éducation, notre santé, notre nation ... La situation économique actuelle est de l'avis général un chaos imprévisible pris dans un vortex d'entropie qui ne peut que s'effondrer à plus ou moins long terme et dont il semble difficile de se sortir.
Qui aujourd'hui croit encore en notre modèle économique ?
Nous devons à tout prix, prendre la mesure de notre responsabilité. Un exemple ? Soit.
"Oulah, il n'y a bientôt plus d'essence et ça pollue : Créons des voitures électriques.
Ah mince : Pour l'électricité il faut des usines nucléaires parce que les énergies renouvelables ne produisent pas assez.
Pas de souci : Inventons les bio-carburants.
Et non il y a encore un problème : pour produire les bio-carburants, il faut cultiver les fonds marins et les appauvrir ...
etc.
"
Cessons d'oublier les conséquences de nos actes.
L'essence pollue ? Soyons plus précis : L'utilisation de moteur pollue ! Quel que soit le carburant. L'impact environnemental est plus ou moins direct mais il existe.
Quelle est LA SEULE solution : Cesser de s'en foutre et penser à la portée de chacune de nos actions.
"J'achète un vélo. J'arrête de voyager." est un début de solution. De plus cela coûte moins cher, et c'est super bon pour la santé.
Là aussi, tentons de penser finement : "et si je suis passionné par les voyages ? Par la découverte de culture ? Par la communication entre les peuples ?" Et bien peut-être, l'énergie utilisée pour ces voyages ne sera-t-elle alors pas gaspillée, mais au contraire rentabilisée.
Nous avons les clefs. Elle sont élémentaires. Consommons mieux, local, équitable, cessons de financer des guerres par notre paresse et notre passivité. Réfléchissons, organisons-nous. Cessons de nous cacher derrière des idées reçues : acheter moins cher c'est bien souvent cautionner une injustice.
Les financiers n'ont que le pouvoir que nous leur donnons. L'homme est TOUJOURS responsable. Coupons les vivres à un monde qui empoisonne nos abeilles et redonnons les moyens aux travailleurs et au savoir-faire.
Le raz-de-marée du 25 mai 2014 est historique, effrayant.
Que d'erreurs ! Tant d'intelligence gâchée ! Quelle passivité, quelle torpeur !
Je ne puis, pour calmer mon angoisse, qu'espérer que cela permettra à mes contemporains de comprendre l'importance de leur responsabilité.
"Ne pas voter" peut être un acte républicain.
"Ne pas voter parce que je m'en fous" est un acte antisocial, anti-civique et destructeur. Qui ne l'a jamais fait ? Je sais. Tout le monde fait des conneries. Mais c'est à cela que sert la dialectique.
Même "voter FN" peut être un choix républicain. Une erreur probablement. Mais c'est avant tout un choix de peur et de colère. Le discours de ce parti est une insulte à l'intelligence, et surtout, et c'est bien là le pire, prend ses électeurs pour des demeurés : les modèles sont simplifiés à l'extrème, les raisonnements bourrés de syllogismes tordus digne des Shadoks.
N'ayez pas peur de réfléchir. N'ayons plus peur d'apprendre.
Tous, nous avons TOUS peur de la crise. Peut-être n'est-ce justement que le signe que nous attendions pour enfin changer !
Plusieurs mouvements de vie alternative s'installent ça et là.
Le DIY (do-it-yourself) fleurit sur le net depuis des années. Dérivé des mouvements punk, il entreprend de partager un maximum de savoir-faire sur des domaines variés : Il m'a permis d'apprendre de l'électronique, et j'ai ainsi pu me fabriquer pour quelques centaines d'euros de pièces détachées un matériel de musique de qualité pro qui vaudrait près de deux mille euros.
La permaculture, qui consiste à vivre du produit de sa terre en laissant la nature travailler, sans l'épuiser, pour la rendre toujours plus fertile d'année en année a permis à M. Fukuoka de faire naître des oasis au cœur de déserts parmi les plus arides.
Le mouvement du Tiny House, qui arrive enfin en France, propose de réorganiser son habitation sur un espace restreint (<20m² ! ) dans des maisons do-it-yourself donc de coût réduit, ce qui permet de vivre sans emprunt, mobile, libre et de redistribuer son temps aux gens qu'on aime, tout en économisant sur le chauffage et tous les frais parasites existants dans une maison traditionnelle.
Les Incroyables Comestibles tendent à remplacer petit à petit les plantes d'ornement inutiles en ville par des comestibles libres à tous !
Et tout cela est fortement cumulable pour toujours plus de bénéfice.
Une dialectique merveilleuse entre savoir faire traditionnel, connaissances scientifiques actuelles, et la synthèse de toutes les pensées humaines ...
Une révolution ! Sans arme, ni bruit ... Silencieuse.
Oui silencieuse.
DONC PARLONS-EN !
France, ma France, ma petite France : nous ferons de toi un paradis tranquille où les fraises pousseront sur les parvis des hôtels de ville. Que peut-on rêver de mieux ?
Le FN a-t-il vraiment mieux à proposer ?
Qui est partant pour m'aider ?

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