dimanche 15 novembre 2015

Lettre ouverte ...

C'est évidemment avec la rage au ventre que j'écris cette note. Comme la précédente, elle sera donc rédigée d'une traite, sans relecture.
Les "évènements" m'ont meurtri au plus profond de moi. Je suis aujourd'hui plus pessimiste que jamais. Ai-je peur de la guerre ? Bien sûr, il faudrait être idiot pour la souhaiter. Suis-je surpris ? Pas réellement.

Aujourd'hui, les "politiques" commencent déjà à récupérer ces évènements, qui se pare d'un uniforme de chef de guerre, qui fomente et trahit, qui prépare son couronnement prochain. La France est en guerre ? Oui, cela semble évident. NOUS sommes les victimes, mais n'oubliez pas : ceci est "votre" guerre les amis. La votre. A vous, les Sarko, Hollande, Valls, Le Pen. Pas la notre.
Comme le disait Jean-Paul Sartre, "quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent". Vous nous sacrifiez sans égard puis récupérez notre sacrifice, mais rappelez-vous (rappelons-nous tous) une chose. Vous n'avez pas été choisi par les Français. Vous avez été choisis par défaut parmi le petit échantillon d'enfoirés que l'on nous proposait lors d'un jeu de dupe, à grands coups de sondage bidons (tout mathématicien sait cela). L’abstention signifiait cela, a toujours signifié cela. Vous avez écrit les règles du jeu pour que ce vote ne compte pas, pour vous garder une crédibilité et continuer à jouer votre comédie dans votre château doré, mais vous êtes illégitimes. Depuis bien longtemps les élections ne sont plus qu'une comédie qui ne sert qu'à asseoir votre pouvoir, et vous nous manipulez à nouveau en pointant du doigt le FN dont on fait prétendument le jeu, alors qu'il vous sert de bouc émissaire ...
La France se réjouissait en 2015 de ses ventes d'armes. La France représente peut-être ce que les fanatiques détestent et veulent réduire à néant, mais surtout, la France exploite et asservit depuis des années, et devient donc une cible à abattre. 
Valls promet une réplique "oeil pour oeil, dent pour dent". C'est curieux. Pendant des années, dans l'éducation prioritaire, je me suis évertué à faire comprendre aux jeunes que ce n'était pas une réaction intelligente ou empathique. Eux parviennent à le comprendre. 

Je ne veux pas d'une réplique "oeil pour oeil". Je ne veux pas d'une guerre. Je veux qu'on défende des peuples, pas que l'on se venge. Je ne veux plus écouter l'élite de notre nation parler de paix en inondant le moyen orient de ses armes ...

Vous, nos grands, nos puissants ...
Vous me dégoûtez, vous m’écœurez. Vous nous manipulez, vous vous servez de nous, vous nous montez les uns contre les autres. Et bien vous savez quoi ? Vous vous plantez.

Vous pensez que je vais haïr mon prochain ? Que je vais haïr les musulmans ? Que je vais haïr les "fachos" qui manifestent contre l'Islam parce que VOUS leur faites croire que les musulmans sont responsables ? Que je vais haïr les peuples asservis par la France ? 
Vous vous plantez tellement ...

Je vais continuer à aimer. Je vais continuer à penser que si vous cessiez de maintenir le tiers-monde dans la misère, nous pourrions à nouveau communiquer. Je vais continuer à agir en ce sens, à surveiller ma consommation et à qui revient mon argent pour ne pas financer d'ordures. Je vais continuer à arrêter de manger de la viande pour permettre aux sud-américains de relancer une agriculture vivrière. Je vais continuer à financer le moins possible des banques qui mouillent dans des histoires de blanchiment d'argent sale et de trafic d'arme. Je vais continuer à essayer de discuter tant que je le peux avec les fachos parce que ce ne sont ni des monstres, ni des ordures mais juste des gens qui ont peur, sans savoir de qui. Je vais juste continuer à aimer. Et vous savez quoi ? Vous savez ce qui s'est passé la nuit du 13 ? Les gens hastagaient "porteouverte" pour accueillir des inconnus chez eux par centaine, la trouille au ventre, mais parce que si on peut le faire, il faut le faire. Face à une telle détresse, les hommes sont solidaires ...

Et pour couper court à tout discours moralisant : Oui, effectivement je ferais moins le malin avec le canon d'une Kalash dans la bouche. Bien sûr. Mais ce n'est pas le cas et tant que j'ai la tête froide j'en profite. J'ai tout autant été affecté par tout ceci que tout le monde. J'ai eu tellement peur pour tous mes amis et ma famille vivant sur Paris ... Je suis tout autant inquiet pour ma femme qu'on peut l'être et je suis loin d'être rassuré pour mes amis musulmans. 
Mais de là à diaboliser ?
Les "fachos", les terroristes, les racistes, les cons, les beaufs, sont des hommes, pas des monstres. Comment en sont-ils arrivés là ? Comment en vient-on à penser que le meurtre de gens qui boivent l'apéro ou écoutent la musique d'un groupe qui se marre un coup règlera quoi que ce soit ? C'est cela qui m'intéresse. Car si l'on ne pense pas le problème à la racine, nous ne faisons que le jeu des terroristes ; et des politiques du coup, si vous m'avez suivi. Nous ne devons pas avoir peur. Nous devons ne pas avoir peur du terrorisme. Mais ce n'est pas suffisant.


Restons raisonnables. Discutons. Partageons. Ne laissons pas la peur nous envahir. Ne laissons pas la haine et la colère se tromper de cible. Dirigeons les vers les véritables responsables, ceux qui affament, appauvrissent, s'enrichissent sur le dos de peuples asservis, ceux qui exploitent notre planète et les hommes, qui nous conduisent vers des catastrophes écologiques et sociales, mais qui parlent tout de même de paix.











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