mercredi 16 mars 2016

Chroniques de mon autoradio, épisode 3.


Sans introduction : 
Sweet lord, George Harrison.

Mon vieux George, tu nous auras fait rêver, sais-tu ?
En plus d'avoir porté la moustache la plus classe au monde et de nous avoir forcé à faire semblant d'aimer la musique indienne, tu nous a offert quelques uns des plus chouettes solos de la musique pop. Tu étais beau, ta Country Gentleman entre les mains, branché sur le meilleur ampli de tous les temps (Bassman, Fender), et puis bon, la chemise rose à fleur, il faut oser, mais j'aime bien. Pas sûr de l'impact que cela aurait sur mes élèves cependant, qui ont tendance à regarder de haut toute cette esthétique hippie, ni de ce qu'en dirait ma chérie, qui refuse déjà que je me relaisse pousser ma belle barbe ...

Hors de question que je critique musicalement parlant quoique ce soit des Beatles, cela a déjà été fait maintes fois avec bien plus de connaissances et d'ambition que ce que je pourrais offrir ici. Je me contenterai donc litotement de dire que les Beatles, c'est très bien.

Par contre, je vais parler de moi : ça, je fais bien. George et la chanson Sweet Lord me ramènent quelques années en arrière. Le 29 novembre 2001 exactement, tous les connaisseurs savent ce qui s'est passé le 29 novembre 2001, moi-même je n'ai aucunement eu besoin d'aller vérifier sur Wkipedia, bien sûr. 
J'aime bien Hubert Félix Thiéfaine (Thiéfaine ? Oui mais si si il y a un rapport attendez deux secondes ...) et je ne pouvais passer à côté de son "gros" concert au Zénith de Caen. Comme prévu, arriver une heure et demie en avance était une bonne idée, les fans de Hubert sont des acharnés et certains étaient déjà là depuis un moment. Pas de queue pathétique et interminable genre Star Wars épisode I par contre, mais des petits groupes disséminés sur la pelouse partageant pique-nique, bières et chansons. Quelques temps après, et fuyant la pluie glaçante, nous nous retrouvâmes dans la fosse. J'avais beau ne connaître personne en arrivant, j'avais déjà l'impression d'être entouré d'amis. Une voix commençait à entonner la dèche, la twist et le reste, et la foule l'accompagnait, puis idem de la fille du coupeur de joint, mathématique souterraine, Loreleï Sebasto Cha, et ce, pendant près d'une demi-heure. Je sentis alors mon vieux Nokia 3210 vibrer. Un texto, quelque lettres de Pierrot :

"T'as entendu ? Gorge Harrison est mort ..."

Quelques secondes d'absence ... Ô je sais bien que je ne le connaissais pas personnellement, mais bon je n'avais pas trop l'habitude de perdre mes Beatles à l'époque ... Je passai le message à mon voisin et à sa copine, nous étions tristes, commencions à parler de Abbey Road et de Something ... Comme de nulle part, quelqu'un commença à chanter Sweet Lord. Et la foule de reprendre en chœur, Sweet Lord chanté par 500 personnes.

Puis le concert commença, je ne me souviens plus de la chanson d'ouverture, mais les premiers mots de Hubert furent pour George Harrison ...
Le saviez-vous ? Cela paraît difficile à croire mais George était un mystique. Et bien moi, non. Par contre, cela me fait plaisir d'imaginer qu'au fond d'une salle obscure de Normandie, spontanément, nous avons tous vibré avec lui, et que ça lui a peut-être fait un peu de bien au Karma, vous excuserez l'utilisation approximative de ce vocable que j'usite très peu.

Voilà. Maintenant que vous m'avez lu, allez écouter Sweet Lord et passez une bonne fin de journée.




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